Novembre 2005
Je me fais remonter les bretelles par ma hiérarchie
Fin juin 2007. Je ne prends pas de vacances. Je suis à découvert de 3500 euros sur mon compte personnel. Le chargé de clientèle de BNP Paribas m’envoie un courrier pour me voir au plus vite.
Je ne m’affole pas outre mesure. Ma première réaction très saine est de créer dans mon propre ordinateur portable un compte fictif à mon nom qui crédite le mien de 3 500 euros.
Ma deuxième réaction est de comprendre que je suis dans la stratégie du réflexe automatique car il m’est évidemment impossible de changer le débit ou le crédit de mon compte personnel de la BNP. Ainsi, deux jours plus tard, l’agent zélé me bloque ma carte de crédit alors que j’achète un grand café latte avec de la crème vanille et 2 muffins au Starbucks du coin.
Il faut que j’avoue aussi qu’à ce stade de mon histoire, mon deuxième compte, professionnel celui-là, a réellement du plomb dans l’aile. Dans notre jargon, il est NBW (Nakach Bankrupt Warning). En gros cela signifie que si je ne trouve pas une solution rapidement, il va falloir que je crée une nouvelle ligne de crédit fantôme. Voire que je crée une France fantôme avec un PIB fantôme mais, à ce jeu-là, notre président Nicolas s’inspire beaucoup de ma méthode. Si je pouvais, je la ferai breveter…
J’ai donné un nom à ma société anonyme. Au début, j’ai cherché une allusion à mes origines, quelque chose comme la Société internationale bigoudène et finalement je l’ai appelée la KGS ( Kerviel General society) ; une petite Eurl au capital indéfini. Ça ne paie pas de mine mais ça gère pas loin de 50 milliards d’actifs.
mardi 2 décembre 2008
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